La FSU28 soutient les intermittents en lutte pour la réouverture des lieux culturels et contre la réforme de l’Assurance Chômage. Retrouver ci-dessous leurs prochaines actions et leurs revendications sur cette page mise à jour régulièrement…

Pour plus d’information rdv sur leur page Facebook :
https://www.facebook.com/ArtsVivantsEnsemble28  et/ou écrivez-leur à : reactivonsle28@gmail.com

Les occupants de L’Atelier du mardi 6 avril vous proposent cette semaine :

Vendredi 9 avril
– Action à Dreux : rendez-vous, 16h00 Boulevard de l’Europe (devant le Leclerc) dans le quartier des Bâtes. Vendredi de la colère – Action artistique et citoyenne – déambulation – Agora devant la maison Proximum du quartier.

Samedi 10 avril
– Action à Chartres. Rendez-vous, 11h00 place du Général de Gaulle (Mémorial Jean Moulin, en face de la médiathèque). Déambulation jusqu’à la Place des Epars – action artistique et citoyenne – déambulation sur le marché Boulevard Chasles jusqu’à la Place des Halles (Hôtel de ville) – Action artistique et citoyenne – Agora.

– Rassemblement à Nogent-le-Rotrou, “Pour un après pas comme avant” acte 20, à 12h au théâtre de verdure, à côté de la salle Mendès France info ici.

Dimanche 11 avril
– Tractage où nous voulons, près de chez soi (marchés, messes, parcs, …)

Les actions sont déclarées en préfecture. Pour se déplacer au-delà de 10Km, munissez-vous de l’attestation de déplacement dérogatoire en cochant la case 7 “rassemblement ou manifestation publique”(application numérique au bout de ce lien).
N’oubliez pas que nous sommes présents à l’Atelier à Spectacle du lundi au vendredi (hors actions) de 10H00 à 18H00. N’hésitez pas à passer nous voir !!!

 

Petit retour sur historique :

  • Odéon occupé le 4 mars
  • 1ère mobilisation à Chartres le 13 mars (250 personnes)
  • Occupation de l’atelier à Spectacles, depuis le 31 mars.

Actuellement une 100aine de lieux occupés. Tous les jeudis échange entre l’ensemble de ces lieux sur les actions et les revendications.

Ils ont refait un petit tour de leurs revendications :

 

  • 1ère : retrait de la réforme chômage :

Elle touche tous les précaires y compris ceux de la culture. Catastrophique sur le nombre de jours nécessaires de travail pour avoir le droit de percevoir le chômage mais également sur la manière dont est calculé le chômage.

Aujourd’hui pour un intermittent qui aurait 6 mois de travail avec un salaire de 1500 € interruptions où avec chômage partiel la base de calcul pour son chômage 1500 €. Demain, après la réforme, du chômage la base de calcul ne serait plus que de 857 €

850 000 personnes vont perdre avec cette réforme entre 35 et 43 % de revenus.

Les intermittents ne font pas partie du premier wagon concerné mais seront alignés dès lors que réforme sera passée pour l’ensemble des précaires.

L’idée est de demander que tous les précaires et intermittents quelque soit leur métier et secteur d’emploi soient inclus dans les annexes 8 et 10 comme les intermittents du spectacle avec mode de calcul actuel plutôt que de tirer tout le monde vers le bas.

Il demande également que les 0 heure travaillée pour de percevoir le chômage soit maintenu du fait de la crise.

Plus largement est aussi évoqué l’idée d’une sécurité pour toute la vie avec un salaire qui serait rattaché à la personne et non plus à l’emploi.

 

  • 2ème : Année blanche :

Demande de poursuite de l’année blanche annoncée par Macron il y a un an. Du fait de la crise, il y avait une année blanche qui devait s’achever en septembre 2021 avant que ne s’applique la nécessité d’heures de travail pour refaire des droits. Les lieux de culture n’ayant pas réouvert la revendication est que cette année blanche ne débute que dès lors que l’ensemble des lieux de culture auront réouvert avec application à tous les précaires  pas uniquement culture (tourisme, conférenciers, etc.)

 

  • 3ème : Plan de relance :

Proposition à l’origine des artistes musiciens qui pourrait s’appliquer à tous y compris les techniciens.

Les artistes ne perçoivent aujourd’hui qu’une indemnité chômage sans complément de salaire perte en moyenne de 25 à 30 % de leurs revenus.

Par ailleurs pas de salaire donc pas de cotisations sociales : sur plan individuel ils n’ont plus les heures pour ouvrir des droits et sur un plan général caisses plus abondées par des cotisations elles se vident.

La proposition serait que l’État finance du salaire plutôt que du chômage. L’ensemble des intervenants culturels pourraient être concernés plutôt que de réserver des aides à des grosses structures culturelles (théâtres nationaux, conventionnés, etc.).

Leur crainte à la réouverture officielle, compte-tenu des contraintes, jauge, etc. risque de ne pas équilibrer les budgets du coup peu d’organisateurs seront prêts à tel risque. Ainsi les lieux rouvriraient mais sans programmation et donc toujours pas de travail.

Si l’État finance les salaires, les organisateurs n’auront pas à assumer le coût salarial et donc moins de risque de déficit. Par ailleurs, qui dit salaire dit cotisation et donc les caisses se remplissen (et en plus moins de versement de chômage).

 

  • 4ème : ouverture des lieux de culture :

Ils indiquent tous que cette quatrième revendication interviendrait après que les 3 premières aient abouties.