La violence à l’encontre de militant-es est inacceptable et n’entame en rien notre
volonté d’agir ensemble pour une société plus juste et écologiquement viable

Lors du salon de l’agriculture qui vient tout juste de s’achever, Nicolas GIROD, porteparole de la Confédération Paysanne, comme d’autres militant-es de la même
organisation, ont subi sur leur stand des menaces et des agressions physiques et
verbales indignes.
Si le salon de l’agriculture est un moment de partage, il est également un lieu de débats
que ce soit autour de l’agroécologie, de l’enseignement agricole public, des
problématiques liées au foncier ou encore de l’accès à l’eau.
C’est visiblement sur ce dernier point que des agriculteur-rices contestent les positions
de la Confédération Paysanne, au sein d’un large collectif comprenant la FSU, contre
les « méga bassines ».
Pour la FSU, la ressource en eau est envisagée comme un bien commun ne pouvant
être soumis aux appétits d’une minorité. Or, celle-ci est visiblement peu encline à
engager une bifurcation écologique pourtant nécessaire.
Les débats sont nécessaires mais ils ne peuvent en aucun cas être entourés de menaces
ou d’atteintes aux personnes. Attaquer des personnes pour combattre des valeurs est
une pratique indigne et aux antipodes du débat citoyen. Or, c’est bien pour attaquer les
valeurs que la FSU partage de longue date avec la Confédération Paysanne et que ces
militant-es portent par un engagement de tous les instants, que ces agressions ont eu
lieu.
Si ces invectives avaient pour but d’atteindre notre détermination, elles n’ont en fait
que renforcer notre volonté d’agir. La FSU apporte donc tout son soutien aux militantes de la Confédération Paysanne et continuera de combattre avec elles et eux pour une
société plus juste et écologiquement viable mais plus spécifiquement et plus
ardemment encore, pour des pratiques agricoles davantage respectueuses de
l’environnement.

                                      Les Lilas le 8 mars 2022