Réponse à notre courrier de D. Villette, candidat aux législatives

lundi 5 juin 2017
par  FSU 28
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Chartres le 3 juin 2017

Réponse aux questions de la FSU28

Fiche 1 : Avis et propositions

Je suis salarié du service public mais non fonctionnaire. Je connait bien la politique actuelle qui vise à faire du chiffre sans prendre en compte ni les usagers, ni les employés. Nous devons garantir les services publics en zone rurale mais aussi revoir le déploiement des fonctionnaires sur le territoire. Je suis de ceux qui pense que la police doit être sur le terrain. Nous devons donc leur fournir des secrétaires pour leur rapports. C’est en restructurant sans supprimer d’emplois que nous garantirons un service public de qualité.

Concernant les routes, je crains que nos communes n’aient plus le budget nécessaire pour les entretenir. Pourtant la mobilité des personnes, et notamment des handicapés, nécessite dans nos villages un PAV d’urgence. Je souhaite une politique d’investissement dans nos campagnes comme nous l’avons eu avec le Plan Borloo pour les banlieues.

Fiche 2 : Avis et propositions.

Je fais parti de ceux qui savent que l’apprentissage dans notre pays ne fonctionne pas ou fonctionne mal surtout au niveau du BTS car nos apprentis coûtent trop cher aux entreprises. Néanmoins c’est une solution pour de nombreux métiers afin de transmettre le savoir de nos artisans. Je crois qu’un vrai travail de fond s’impose tant sur la durée du travail des mineurs que sur les délais de carence entre les contrats de professionnalisation et un CDD. Mais il faudra revoir aussi les avantages et les plannings pour que les entreprises y trouvent leur comptes et soit les acteurs de la transmission du savoir pour garder nos emplois et nos jeunes en Eure-et-Loir.

Concernant l’échec scolaire, je suis pour travailler sur l’information à l’orientation. Il faut faire découvrir aux collégiens les métiers d’avenir plutôt que de les laisser s’orienter dans des voies complètement bouchées à ce jour. Il faut également faire en sorte que nos écoles élémentaires aient les moyens de répondre aux difficultés des enfants afin d’asseoir solidement les fondamentaux avant l’entrée au collège. Beaucoup ont aussi arrêté leur études car les FAC sont loin et que les familles n’avaient pas l’argent nécessaire pour le logement et la FAC.

Fiche 3 : Avis et propositions.

Il faut ensuite remettre de l’enseignement supérieur dans notre département car il n’y a que très peu de choix.. C’est un vrai combat qu’il faut mener ensemble car tous les jeunes partent dans les grandes villes et hélas Chartres n’est pas dotée d’université.

L’autonomie c’est une bonne chose dans l’enseignement supérieur si cela permet d’investir et de créer les infrastructures qu’il nous manque. On parle beaucoup de numérique, d’écologie ou de robotique, c’est aux grandes firmes de ces secteurs de nous aider à financer les établissements d’enseignement supérieur pour y former leurs futurs employés.

Je reste partagé sur l’autonomie des écoles, avec le choix des directeurs d’écoles primaires et d’enseignants. Cela peut fonctionner et être un plus pour nos campagnes ou à défaut si personne ne souhaite venir chez nous nous risquons de perdre en qualité d’enseignement.

Nous devons effectivement lutter contre les classes surchargées qui ne permettent pas à nos enfants d’acquérir les apprentissages nécessaires dans de bonnes conditions et favorisent l’échec scolaire. La mixité dans nos établissements reste un atout qui permet l’ouverture des esprits et l’apprentissage de la beauté de la Fraternité française. Les réformes se suivent à chaque quinquennat mais il est grand temps de poser des bases solides qui permettront une viabilité de nos établissements et une stabilité de nos politiques d’enseignement.

Fiche 4 : Avis et promotions.

La réforme des rythmes scolaires à mis à mal les familles et nos communes. Elle a fatigué nos élèves, forcé nos familles à trouver de nouvelles solutions de garde, et nos communes ont dû trouver l’argent pour les TAP (personnels et activités). Tous ne pourront les poursuivre indéfiniment. Beaucoup de collectivités territoriales parlent d’arrêter. Que feront nos élèves ? Emmanuel Macron propose de laisser les communes décider mais nous savons que dans nos zones rurales ce sont des regroupements de communes qui forment les classes. C’est donc de longues discussions qui nous attendent pour défendre nos enfants et l’équilibre de nos familles.

Personnellement je préférerai avoir le système de nombreux pays qui font cours le matin et des activités l’après-midi. Mais cela suppose que nous disposions d’infrastructures tant dans nos écoles, collèges et lycées mais aussi dans nos communes. Je veux que nous développions ces infrastructures pour permettre à nos enfant de s’épanouir.

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