Déclaration FSU 28 au CDEN du 16 avril 2015

lundi 20 avril 2015
par  FSU 28
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Déclaration FSU 28 au CDEN du 16 avril 2015

Monsieur le Préfet, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, Monsieur le Président du Conseil Départemental, Mesdames et Messieurs les membres du CDEN

La rentrée 2015 dans les écoles et les collèges se prépare dans un contexte d’austérité budgétaire, nous étions nombreux à le dire dans les rues à Paris et dans toute la France le 9 avril dernier. Le calendrier des opérations de la préparation de la rentrée prochaine dans les écoles s’est tenu à marche forcée. Une fois de plus, les opérations de préparations de rentrée ont été décalées après le second tour des élections départementales (29 mars). Le gouvernement a agi de cette façon en pensant que les fermetures de classes pouvaient influencer le résultat des élections. Une manœuvre qui se passe de tout commentaire… Décidément, le temps politicien n’est pas celui de l’école.

La FSU28 dénonce de telles pratiques imposées par le ministère et demande que les négociations entre les représentants des personnels et les pouvoirs publics puissent se tenir dans des délais raisonnables pour la rentrée 2016.

Pour notre département, un des faits marquants pour l’année prochaine est la refonte de l’éducation prioritaire. Par rapport au projet initial, nos revendications ont été entendues pour que certaines écoles et collège restent en éducation prioritaire. La mobilisation du 8 décembre dernier et la réception des délégations par l’inspecteur d’académie ont permis d’aboutir à cette amélioration. Par contre, nous considérons que l’examen de la situation uniquement par le prisme des collèges n’est pas la bonne méthode : elle exclut un bon nombre d’écoles sur le département (Lucé et Chartres). Pour notre part, nous considérons que le collège d’Authon du Perche aurait dû rester en Education Prioritaire.

Dans le 1er degré, en Eure-et-Loir, cette politique d’austérité se traduit par une dotation de 0 poste pour une stabilité des effectifs. Dans ces conditions, le nombre d’ouvertures de classes est insuffisant, en particulier en maternelle, et le nombre de fermetures trop important.

Dans ce contexte, le « plus de maîtres que de classes » et la scolarisation des moins de 3 ans, éléments contenus dans la loi de refondation, apparaissent comme une variable d’ajustement. Et que dire du remplacement, dans un état de délabrement sans nom, des RASED toujours insuffisants malgré un geste avec l’implantation de trois nouveaux postes, de la formation encore à la traîne…

Nous déplorons la fermeture de trois écoles sur notre département, décidée dans une logique gestionnaire et non dans l’intérêt des élèves.

Les rentrées se succèdent et la priorité à l’éducation pour l’école déclamée par le président de la république reste à l’état de slogan.

Nous tenons à signaler que dans ce cadre contraint, l’administration a su entendre les revendications des personnels concernant les décharges de direction. Même s’il reste beaucoup à faire dans ce domaine, nous avons été entendus.

Concernant les collèges, la rentrée scolaire 2015 se prépare avec une prévision des effectifs de 60 élèves de moins avec un retrait de 12 postes d’enseignants (21 suppressions de postes pour 9 créations). La logique comptable n’est pas inversée : les établissements devront accueillir quasiment le même nombre d’élèves avec des moyens en baisse.

Le taux moyen des heures supplémentaires départemental est toujours beaucoup trop haut (aux alentours de 9,5% !) On nous impose toujours plus d’heures supplémentaires ! Depuis des années, les heures supplémentaires sont détournées de leur vocation de variable d’ajustement pour s’installer comme de véritables moyens d’enseignement sources de pressions et de tensions dans nos établissements. Cette logique engendre un trop grand nombre de compléments de services (services partagés entre établissements, 130 collègues concerné-e-s).

L’avenir des collèges s’assombrit au vu de la future réforme qui veut développer à tout crin l’autonomie des établissements sur les contenus de l’enseignement, ce qui va encore développer la concurrence entre les établissements, concept libéral toujours en faveur des classes sociales favorisées. Cette réforme est un mauvais coup porté à l’égalité républicaine.

Nous tenons à signaler aussi que notre département souffre d’un manque chronique d’enseignants, nous sommes toujours déficitaires et le recours à la précarité n’est pas une solution. La crise du recrutement est très inquiétante. Concernant la précarité des contrats CUI, nous avons adressé un courrier au préfet de région et nous attendons toujours la réponse !!!

Pour conclure, nous demandons au Conseil départemental de nous faire un point sur son projet de transformation des locaux de l’ESPE en Collège. Pour notre part, nous continuons de penser que l’ESPE doit rester dans ses locaux pour assurer la formation initiale et continue des enseignants dans de bonnes conditions. D’ailleurs le dernier rapport de la cour des comptes nous conforte dans notre position.

D’autre part, ou en sommes-nous sur le dossier concernant le fonctionnement des CIO à la rentrée prochaine ?

La FSU continuera sans relâche à porter les revendications des personnels pour un service public d’éducation qui puisse délivrer une culture commune de haut niveau pour tous et toutes.


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