CGT ,FSU, Solidaires action 8 octobre et communiqué des économistes atterrés sur la situation grecque

vendredi 3 juillet 2015
par  FSU 28
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CGT, FSU, Solidaires appellent à une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle le 8 octobre 2015
Durant toute cette année, les salarié-es et retraité-es se sont mobilisé-es à plusieurs reprises dans les secteurs professionnels et au plan interprofessionnel pour exprimer leurs attentes, leur exaspération grandissante face à une situation économique et sociale qui ne cesse de se dégrader et pour exiger une autre répartition des richesses qu’ils produisent.

Ces dernières semaines encore, des mobilisations, souvent unitaires, ont été menées par les salarié-es et les retraité-es, exigeant leur juste dû, autour de luttes sur les salaires et pensions. Des actions se sont développées pour exiger de travailler mieux et moins, d’améliorer les conditions de travail et de réduire la durée du temps de travail, contre les licenciements, pour exiger aussi la pérennisation et la conquête de nouveaux droits (retraites, protection sociale, garanties collectives), le développement des services publics et la relance industrielle.

Cédant aux pressions des puissances financières, au MEDEF, aux injonctions de Bruxelles, le gouvernement déroule une politique qui remet en cause notre modèle social assis sur l’égalité, la justice et la solidarité.

Accompagnées par une bataille idéologique inédite, des politiques pour l’emploi se traduisent trop souvent par des mesures de régression sociale qui vont impacter tous les salarié-es.

Les organisations syndicales CGT, FSU et Solidaires convient toutes les organisations syndicales et les organisations de jeunesse pour une réunion fin août afin d’échanger sur l’analyse de la situation sociale, économique et politique et d’évaluer les champs sur lesquels des initiatives communes pourraient être envisagées.

Dans un contexte où les inégalités se creusent et où la précarité se développe, elles réaffirment leur volonté de contribuer au renforcement des mobilisations et à leurs convergences, dans un cadre unitaire le plus large possible.

Dès à présent, elles invitent les salarié-es et retraité-es à amplifier la mobilisation autour d’une plate forme revendicative commune pour :

- Augmenter les salaires, les retraites, les pensions, les minimas sociaux et le point d’indice des fonctionnaires

- Promouvoir l’égalité salariale femmes / hommes

- Améliorer les conditions de travail et réduire le temps de travail pour créer des emplois, combattre et réduire le chômage

- Pérenniser et améliorer les garanties collectives

- Pérenniser et améliorer la protection sociale, les retraites complémentaires, pour garantir les droits à la santé et à la retraite

- Développer les investissements pour relancer l’activité économique en tenant compte des impératifs écologiques

- Conforter et promouvoir les services publics

Les organisations syndicales CGT, FSU et Solidaires appellent les salarié-es à en débattre pour construire une journée de mobilisation interprofessionnelle le 8 octobre prochain.

Paris, le 30 juin 2015

Communiqué des économistes atterrés du 28 juin 2015 : concernant la Grèce

Samedi 27 juin 2015, dix-huit ministres des finances de la zone euro ont pris la scandaleuse décision d’exclure leur homologue grec, Yanis Varoufakis, de leur réunion et de publier un communiqué annonçant que le programme d’assistance financière de la Grèce prendra fin le 30 juin. Ils n’ont pas supporté que le gouvernement grec préfère obtenir un excédent budgétaire primaire en augmentant les impôts sur les plus riches plutôt qu’en supprimant la prime de solidarité pour les petites retraites inférieures à 700 euros. Ils n’ont pas supporté que Yanis Varoufakis explique depuis des mois que contrairement à ses prédécesseurs, il ne voulait pas seulement attendre « sa tranche de prêt comme un drogué sa dose », mais reconstruire l’économie de son pays et négocier une restructuration de la dette. Ils n’ont pas supporté – après leurs multiples manœuvres et menaces pour imposer un plan inepte– que le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, leur donne une leçon de démocratie en organisant un référendum pour savoir si le peuple grec accepterait ou rejetterait la proposition des institutions européennes.

Le fond de la question est que, sur un plan démocratique, ce n’est pas aux créanciers d’arbitrer entre différentes mesures budgétairement équivalentes. Accepter cette intrusion et s’y soumettre, c’est accepter qu’un débiteur – aujourd’hui la Grèce, demain n’importe quel autre pays – se transforme, au nom de la dette, en colonie d’une armée de technocrates appointés. Et il est atterrant d’entendre le président de l’Eurogroupe reprocher au gouvernement grec d’avoir « envoyé un message négatif aux Grecs » en organisant un référendum ! Alexis Tsipras n’a fait que constater qu’il n’avait pas le mandat pour signer l’accord que lui soumettaient les créanciers. Si l’Eurogroupe – qui s’est rangé aux positions les plus intransigeantes et les plus brutales du FMI – est si convaincu de la justesse et du bien-fondé de ses positions, que craint-il de la consultation du peuple ?

Pour leur part, les dirigeants grecs ont toujours indiqué qu’un accord ne traitant pas la question de la soutenabilité de la dette, ni celle de la reconstruction de l’appareil productif grec, ne résoudrait rien. Les dirigeants européens ont systématiquement refusé d’inclure dans les négociations la perspective d’une restructuration de la dette publique grecque, alors même qu’ils savent celle-ci inévitable. Dès 2012, ils s’étaient engagés– mais n’ont pas respecté cet engagement – à remettre la question de la dette grecque sur le métier. De fait, aucun économiste sérieux ne conteste le caractère insoutenable de la dette grecque mais la nouvelle Troïka cherche avant tout à montrer – en dépit de toutes les évidences –qu’il n’y a pas d’alternative aux politiques déflationnistes qui ont « si bien marché » en Europe depuis 2010, comme déjà dans les années 1930…

Le communiqué de l’Eurogroupe signifie aussi que nul n’a tenté de s’opposer à la création d’une procédure de mise à l’écart visant à pousser un pays hors de la zone euro. Contrairement à ses déclarations, le gouvernement français n’a jamais fait le « trait d’union » entre l’Eurogroupe et le gouvernement Tsipras. Les conséquences de son inaction sont désormais dramatiques.

Nous, Économistes atterrés, dénonçons le coup de force en cours contre la Grèce et son peuple. Il est plus que temps de mettre fin aux menaces où l’UE jusqu’ici s’est complu. Les peuples européens ont tout à y perdre et rien à y gagner. L’UE a entre les mains une proposition d’Alexis Tsipras, résultat de longues négociations et de compromis multiples. En outre, un moratoire de quelques années sur sa dette publique permettrait au gouvernement grec de mettre en œuvre une politique industrielle et de prendre le temps de discuter des modalités de la restructuration de cette dette. Poursuivre dans le déni et les ultimatums conduira l’Europe à une crise majeure. Il reste peu de temps pour la prévenir.


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